19 juillet 2006
S
a l t L a k e C i t y
Tandis que la France
est plongée dans la canicule,Romain Dumas avait rendez-vous ce week-end dans
le... désert ! C’est en effet à Salt Lake City que le pilote originaire d’Alès
s’est déplacé ce week-end pour la 5ème manche de l’American Le Mans Series.
Situé au beau milieu du lac salé, c’est-à-dire au niveau de la mer, dans l’un
des endroits les plus secs des Etats- Unis, le tout nouveau circuit de Salt
Lake City a très rapidement fait l’unanimité auprès des pilotes. Long, rapide,
ponctué de belles courbes et d’échappatoires peu dangereux, le tracé de l’Utah
n’était, sur le papier en tout cas, pas le plus favorables aux prototypes de
la catégorie LM P2. Il était en revanche présumé beaucoup
plus adapté aux caractéristiques de l’Audi R10 à moteur diesel, dont c’était
le grand retour après un succès aux 12 Heures de Sebring puis aux 24 Heures
du Mans.
Dès les essais, Romain apportait pourtant un joli démenti en
s’octroyant le meilleur chrono. Aux qualifications, les Audi R10 se montraient
finalement intraitables. L’équipier de Romain, Timo Bernhard, réussissait le
second temps en LM P2, concédant la pole à l’autre Porsche pour quelques petits
centièmes de seconde seulement.
Samedi après-midi, le mercure pointait
encore très haut sur le thermomètre de Salt Lake City quand les voitures se
présentaient au départ. Bien que n’ayant pas en charge de qualifier la voiture
sur cette épreuve, Romain s’installait dans le Spyder Porsche RS #7 pour le
premier relais. Le Français passait les vingt premières minutes dans le sillage
de la voiture soeur, pilotée par Sascha Maassen avant de la doubler. Après 45
minutes, le pilote Porsche regagnait son stand pour donner le témoin à son équipier.
Au profit des arrêts- ravitaillements, Timo Bernhard hissait le Spyder Porsche
RS #7 jusqu’en tête de la course avant de devoir repasser lui aussi par les
stands après 1h55 de course. Ce magnifique parcours allait hélas s’arrêter lorsque
Romain, remonté dans la voiture, regagnait la piste. “Je
suis revenu en piste en tête juste devant la seconde voiture de l’équipe. Etant
en pneus froids et avec le plein d’essence, j’ai préféré le laisser passer pour
ne pas le bloquer inutilement. Je savais que je pourrais rapidement repasser
devant. Hélas, dès mon premier tour, la voiture s’est mise à sous-virer excessivement
dans un virage. Je suis parti dans la terre, puis dans le virage suivant. En
fait, l’accélérateur était bloqué par une boule de gomme ! C’est ce qu’ont découvert
les mécaniciens quand je suis rentré aux stands. Bien sûr, l’arrêt nous a fait
perdre du temps. Je suis reparti mais un problème technique au niveau du moteur
lié à la réparation précédente est immédiatement apparu à mon retour en piste.
Ce qui a entraîné une neutralisation de la course. J’ai soulevé le capot pour
réparer moi-même cette panne mais il n’y avait déjà plus grand chose à espérer
tant notre retard était important. C’est dommage car nous passons à côté d’une
nouvelle victoire mais aussi parce que nous cédons à nouveau de précieux points
au championnat.” C’est avec un retard de
27 points que Romain et son équipier se présenteront à Portlant ce week-end,
un circuit où ils se sont imposés ces deux dernières années en GT2.
Romain DUMAS